La ministre de l’enseignement, Valérie Glatigny, ce matin, à la radio, assène de son ton pincé que la vague de chaleur n’est pas un cas de force majeure dès lors… qu’elle était prévue depuis plusieurs jours (!). En conséquence, explique-t-elle depuis son bureau climatisé, elle donne l’ordre à toutes les écoles de rester ouvertes (bon, ajoute-elle bonne princesse, celles qui sont dans des containers préfabriqués pourront demander une dérogation).
Excusez-moi de le dire, mais ce raisonnement est complètement c…. Les inondations de 2021 aussi, elles avaient été prévues plusieurs jours à l’avance. Si elles devaient se reproduire (en période scolaire), la ministre considérerait aussi que ce n’est pas un cas de force majeure ? Elle demanderait qu’on fasse classe les pieds dans l’eau mazoutée ? Qu’on fasse cours de natation dans les halls omnisports ? Allons…
On doit évidemment souhaiter que les écoles restent ouvertes au maximum, mais pas en vertu d’un ukase ministériel (fût-il prononcé à la façon d’une dame patronnesse) ignorant voire méprisant des réalités vécues sur le terrain. On attend de la ministre qu’elle apporte des solutions, de court, moyen et long terme, pour que les écoles puissent fonctionner le plus normalement possible en période de canicule, parce que le problème sera de plus en plus fréquent. Et on en est hélas TRÈS loin ! Une grande partie de nos infrastructures scolaires sont peu adaptées aux fortes chaleurs et cela pose des enjeux évidents y compris pour la santé des personnes qui les fréquentent.
On attendrait donc que la ministre nous parle de brumisateurs, de protections solaires pour les façades les plus exposées, d’adaptation des horaires, d’hydratation des enfants, de végétalisation des cours de récréation, d’isolation des toitures avec des isolants à déphasage lent (car oui, le polyuréthane, ça n’aide pas des masses et ça peut même aggraver le problème), de puits provençaux, de ventilation naturelle,… On aurait aimé qu’elle dise un mot des circonstances particulières que nous connaissons (pic d’ozone et alerte aux UV, là, maintenant). Mais non : la petite rengaine disciplinaire.
Toute ma solidarité aux élèves et aux enseignants qui subissent cette violence institutionnelle.
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