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Une grève dans l’indifférence namuroise

Une certaine idée de l’enfer que le centre de Liège, aujourd’hui. Avec une mention spéciale — as usual — pour les automobilistes délinquants qui sont prêts à tout pour grappiller quelques minutes puis jouent les outrés ou deviennent agressifs quand on le leur fait remarquer. La sauvagerie de notre époque commence chez ces inciviques (si vous êtes l’un d’eux : je vous souhaite d’avoir des furoncles sur la plante des pieds).

Le gouvernement wallon communique sur le refus des syndicats de négocier,… sauf que les seules « négociations » actuellement possibles sont dans le cadre d’une enveloppe budgétaire fermée, intangible et tout à fait intenable.

Si le gouvernement veut que le TEC remplisse les — ambitieux et pour tout dire inatteignables en l’état — objectifs fixés, il doit lui en donner les moyens. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Vous en doutez ? Comparez par exemple avec la Région bruxelloise, qui investit dans son transport public plus de trois fois plus, par habitant, que la Wallonie, ce qui n’empêche pas la Wallonie de vouloir réduire encore ces moyens.

Si le gouvernement veut que le TEC puisse recruter des chauffeurs (ce qui est absolument indispensable), il doit les rémunérer correctement, en tenant compte de la pénibilité du métier (notamment au niveau des horaires), pas sabrer dans leurs pensions et la rémunération de leurs heures supplémentaires.

Mais voilà : le gouvernement n’en a cure, que la grève s’éternise. Ce sont les grandes villes qui morflent. Et puis la grève fait gagner de l’argent à la Région (hélas). Et tout cela convient parfaitement à M. Dolimont et à ses alliés.

Battons-nous pour que la compétence du transport public ne soit plus exercée par la Région mais par la métropole liégeoise que nous devons créer : je suis convaincu que si ce sont des élus rendant compte aux Liégeoises et aux Liégeois qui étaient en charge de ces négociations, les choses se passeront fort différemment.