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Compte-rendu

Audition des directeurs généraux des intercommunales

Comme j’en ai parlé il y a quelques jours, VEGA ne souhaitait pas approuver les ordres du jour d’AG et rapports des intercommunales sans avoir pu approfondir un minimum le sujet. À la différence des quatre partis principaux (aux yeux desquels cette étape revêt donc logiquement une moindre importance), nous ne disposons en effet d’aucune représentation dans les instances de ces intercommunales : notre vote en Conseil communal est donc notre seul moyen d’avoir un regard sur ce qui s’y passe.

Ce samedi 8 juin 2013 pendant toute la journée, à notre demande, une Commission générale du Conseil communal a donc pu auditionner les directeurs généraux (ou leurs délégués) des 13 (bientôt 12) intercommunales dans lesquelles la Ville de Liège est présente. Chacun d’entre eux disposait de 10 minutes (souvent dépassées) d’exposé introductif, après quoi un temps de questions était prévu.

Je reprends ici les éléments pertinents pour publication des notes que j’ai prises à cette occasion. Vous excuserez, je l’espère, leur caractère un peu brut.

Je précise que j’ai largement fait l’impasse sur la présentation des rapports (dès lors qu’ils peuvent être lus in extenso ici) et que ma prise de note concerne essentiellement les questions que j’ai posées et les réponses reçues. Je précise encore que la préparation des questions posées (et donc le dépouillement des milliers de pages des différents rapports) est le fruit d’un travail collectif aussi discret que précieux de la part des militants de VEGA, ce qui m’a permis de disposer de fiches pour presque toutes les intercommunales.

9h, Eric Fievet (ISOSL)

Je n’ai pas pris de notes sur l’exposé. J’ai posé trois questions :

Quid des accidents de travail ? « Ils sont assez spécifiques, en lien avec le domaine de la santé mentale. Pas de chiffres disponibles sur l’évolution dans le temps. »

Etat du dialogue social ? « Bon. Difficulté de recrutement face à la pénurie du personnel médical. Le personnel, une fois engagé, quitte très rarement son poste. 50% de nominations (dans tous les types de personnels, pas seulement médical et paramédical). »

Disposez-vous d’un rapport sur l’égalité des chances, conformément à l’Arrêté Royal de 1987 ? « Je dois me renseigner et je vous tiendrai au courant. »

9h30, Claude Tellings, AIDE (épuration et démergement)

Après la présentation d’un petit film promotionnel, l’orateur aborde quelques dossiers qui concernent au premier chef la Ville de Liège, et notamment les stations d’épuration qui desservent le territoire communal (Sclessin, Grosses Battes, Lantin, Embourg,…).

Point important : auparavant les investissements en égouttage étaient assumés par la Ville. Aujourd’hui, le financement est assuré par la SPGE, laquelle récupère « 40% des montants » auprès des communes (qui ne doivent donc pas recourir à l’emprunt). Ce mécanisme permet deux effets de levier : d’une part la récupération de la TVA et d’autre par la diminution de la charge d’investissement pour les communes. À creuser : je n’ai pas compris le mécanisme en détails.

Fabrice Drèze (MR) : « On dit que Liège est un mauvais élève, mais qu’est-ce qu’on peut faire de plus ? » Réponse : « Le retard est en train d’être résorbé. Ce sont les investissements marginaux qui coûtent cher. »

J’ai posé deux questions :

Quel est l’état du dialogue social ? « 80% de statutaires avec pensions couvertes (via capitalisation). Aucun jour de grève. La rémunération est supérieur de 5 à 6 % aux barèmes Région wallonne. Le recrutement et la promotion passent par des examens. Beaucoup de travailleurs viennent du privé. » Quels sont les rapport avec les syndicats ? « On leur fait comprendre que les travailleurs sont très bien lotis et que la principale chose à faire est de rester discret ». Quel est le nombre d’accidents de travail ? « Je ne crois pas qu’il y en ait, ou très rarement ».

Quel est la taux de remplacement des infrastructures de réseau ? « Nos installations durent plus longtemps que la durée d’amortissement. Matériel électromécanique (15 à 20 ans). Béton (station d’épuration) : 50 à 60 ans. Réseau d’égouttage : 80 ans. Ce sont les changements de normes qui créent de l’obsolescence (par exemple l’ajout de nouveaux polluants à enlever dans les eaux usées) plus qu’autre chose. »

10h : Chantal Dupont, IILE (accompagnée de son comptable)

Seule intercommunale d’incendie en Belgique. Reconnaissance dans la loi de 2012 sur la sécurité civile en Belgique. Plusieurs casernements (caserne centrale + 6 postes avancés). 600 professionnels. Flémalle a rejoint l’intercommunale en disposant de pompiers volontaires : création d’un secteur B pour Crisnée, Engis et Flémalle (qui garde le coût de son service en gestion).

Trois services : opérationnel, administration, logistique & informatique. Réunions mensuelles sur le bien-être au travail. Toutes les interventions sont gratuites s’il y a un danger pour des humains.

Pas de questions.

10h30 : Alain Gouttière, Intermosane

« Fin d’une longue histoire ». Créée en 1967, Intermosane transfère, ce lundi, toutes ses activités concernant la Ville de Liège vers Tecteo. Liège est la seule commune qui conservait deux opérateurs (Intermosane pour le centre, Tecteo pour la périphérie).

Important : le personnel d’Intermosane ne sera pas repris par Tecteo (d’où période transitoire pour réaffecter le personnel).

Déménagement à Verviers probable, mais non encore programmé.

Pas de questions.

11h15 : Damien Geradon et Muriel Plier (et JP Goffin, président), Neomansio

Le rapport est distribué sous format papier. Très complet. Je n’ai pas pris de notes supplémentaires sur la présentation.

Quelques chiffres : 35 personnes (dont 12 à Welkenraedt), 2 unités de crémation à Welkenraedt, 4 à Liège.

J’ai posé deux questions :

Quel est l’état du dialogue social ? « Satisfaisant, ambiance familiale ».

Pratiquez-vous des tarifs sociaux ? « Gratuité pour les indigents. Tarif (légèrement) préférentiel pour les personnes domiciliées sur le territoire des communes associées. Même fourchette de prix que les autres intercommunales pures (Uccle et Gand). »

Question de Michel Peters (MR) sur la capacité maximale de l’installation liégeoise. « Maximum 15 crémations par jour à Liège pour gérer tout le processus (un peu plus si remise des cendres le lendemain). Travail quasiment à pleine capacité. »

Question de Guy Krettels (Ecolo) sur l’encadrement psychologique. « Pas de présence systématique d’un psychologue. Uniquement dans des circonstances particulières. »

11h45 : Daniel Ransart, CHR

Trois sites hospitaliers : Citadelle, Ste Rosalie et Château-Rouge (Herstal). Plus d’autres sites médico-techniques (au Valdor) et un site administratif aux Hauts-Sarts. Et CIMC.

J’ai posé cinq questions :

Quel est l’avenir du site de Coronmeuse (école Léona Platel / CIMC) qui est un lieu exemplaire de collaboration entre les institutions hospitalière et scolaire ? Il était menacé de devoir déménager dans le cadre du projet « Liège 2017 », est-ce toujours le cas ? « Nous venons de recevoir une notification par la Ville de Liège de la nécessité de trouver un hébergement différent. Le site de Notre-Dame des Bruyères (Grivegnée Haut) est envisagé. »

Quels sont, à ce jour, les engagements pris par la RW à votre égard pour affronter les gros problèmes de mobilité qu’on rencontre autour de la Citadelle ? « Une étude de mobilité a été réalisée par le CHR. Une réunion est prévue fin juin avec tous les partenaires. De nouveaux parkings de délestages sont envisagés. De même que la réalisation de la liaison routière directe entre Vottem et la Citadelle. Nous travaillons aussi sur le téléphérique. »

Quel est l’état du bâtiment ? Doit-on s’attendre, dans 10 ou 15 ans, à une rénovation lourde ou à un déménagement ? « Le bâtiment vieillit très bien. Même si la logique actuelle dans la construction des hôpitaux est différente (cf. CHC, CHU de Charleroi), nous sommes engagés dans la rénovation permanente du bâtiment, pour l’adapter aux nouvelles techniques de soin, avec ou sans subsides selon les cas. »

Disposez-vous de statistiques sur les accidents de travail ? « Cette information est présente dans le rapport d’activité » [vérification faite : non].

Disposez-vous d’un rapport sur l’égalité des chances ? Pas de réponse (le président de séance a coupé pour respecter l’horaire).

12h15 : M. Demonceau & Mme Greco, ECETIA

Rapide historique, du temps ou ECETIA s’appelait SPF. « Une banque au service des communes ». Promotion immobilière publique pour le compte des communes, à prix coûtant.

On apprend qu’ECETIA détient des obligations grecques à hauteur de 10 millions d’EUR. Ce qui a entraîné une réduction de valeur de 70% sur un précédent exercice.

Mes questions :

Quels sont les critères et méthode de choix des projets que vous soutenez ? « Sur la stratégie immobilière : pas de choix au niveau d’ECETIA. Juste la vérification de l’adéquation entre les montants et les moyens financiers de la commune (pour payer un loyer). Enormément de relations avec la SPI, qui joue un rôle de bras technique. »

Quelles sont vos relations avec les autres Invests publics, comme Meusinvest ? « Pas de partenariat mais pas de concurrence. Nous faisons des métiers différents. »

Pourquoi avoir acheté des obligations grecques (en 2004) alors que la mission de l’intercommunale est de financer des projets locaux ? « C’était un placement de trésorerie. Elles rapportaient 4,5 %. Dexia a assuré (en 2008) que les 10 millions d’euros seraient récupérés. Nous avons reçu un courrier expliquant la situation en détails ». Pouvez-vous nous transmettre ce courrier ? « Oui, enfin, non, enfin on va voir ».

Y a-t-il une pertinence à envisager une fusion avec la SPI, pour créer une grande intercommunale de développement économique ? « ECETIA Collectivités » est un établissement financier au sens fiscal (ce qui suppose une activité exclusive). »

12h45 : Alain Palmans (directeur général), M. Michaux (directeur exploitation) et M Maréchal – CILE

Quelques chiffres importants que je note ici : 240 km de conduites d’adduction, 3250 km de conduites de distribution, 380 emplois directs, 325 bâtiments techniques.

L’orateur annonce un taux de renouvellement des infrastructures de 0,7 % par an, avec une objectif de 1% (selon le rapport, ce taux est cependant de 0,51% seulement et était de 0,26% en 2010 et 0,38% en 2011).

Analyse d’une facture type : 509 EUR / an pour un ménage de 3 personnes (soit 111 m3). CVA a explosé (passé de 0,5 EUR/m3 à 1,5 entre 2005 et 2013). CVD passé de 1,6 à 2,6 (le plus élevé en Wallonie, « mais ça s’explique par ce qui est mis dedans : rétribution pour l’occupation du domaine public, pensions,… »). Pensions ne sont pas reprises dans le CVD de la SWDE, qui est couverte par une garantie régionale (là où la CILE contribue à Ogeo Fund).

Michel Péters (MR) : « Pourquoi ne pas intégrer la SWDE ? » Réponse : « Rachat par la SWDE de réseaux communaux en très mauvais état. Ce ne serait pas intéressant de se rapprocher. La Ville y perdrait d’ailleurs l’occupation du domaine public (plus de 1,2 millions). »

Mes questions :

Je constate que le degré d’autonomie de production est en baisse alors que le coût du m3 capté est presque deux fois mois cher que le coût du m3 acheté. Devons-nous nous inquiéter ? Réponse : « Nous avons un schéma directeur de production, pour optimiser les productions sans compromettre la sécurité d’approvisionnement. Mélange 50-50 entre les eaux de Hesbaye et les eaux de barrage. Grâce à ça, on a évité de financer une unité de traitement, donc on gagne de l’argent ». Estimant la réponse insatisfaisant, je l’ai reposée trois ou quatre fois. In fine, il semble clair que la concentration moyenne en polluants dans l’eau distribuée a augmenté et que l’économie réalisée a donc un coût caché. Le mécanisme est le suivant. Actuellement, le taux de nitrates dans l’eau de Hesbaye (après traitement) est de 0,25 unités (je ne sais plus si c’est des mg par litre ou autre chose), sachant que la norme est de 0,5, tandis que l’eau de barrage est à 0,1. Le mélange des eaux de barrage et des eau des captages hesbignons va leur permettre d’appliquer un traitement moins coûteux sur les eaux hesbignones (qui sort des eaux avec un taux de 0,4) qui, mélangé fifty-fifty à l’eau de barrage, donnera une eau à 0,25. En apparence, rien ne change. Sauf que l’eau de barrage « pure » ne sera plus distribuée. D’où augmentation de la moyenne de nitrates dans l’eau (à l’échelle de la population),… d’où économies. À creuser, sans aucun doute.

Le renouvellement des conduites est insuffisant, ce qui se traduit par le taux de pertes de 20%. L’objectif de renouvellement devrait être de 1,25% et non de 1% dès lors que la durée de vue moyenne des conduites et de 80 ans. Et encore faudrait-il prendre en compte le passif, sur lequel votre rapport est particulièrement peu disert. Pourquoi n’augmentez-vous pas votre taux de renouvellement ? Réponse : « Les pertes d’eau sont beaucoup plus liées à des accidents (gel, bris de canalisation,…) qu’à la dégradation lente du réseau. Du coup, celle-ci n’a pas d’impact visible en termes d’augmentation du taux de perte. »

Quelles sont les raisons du voyage en Bolivie dont il est fait mention dans votre rapport ? « Coopération au développement. »

Je termine en suggérant de visiter des régies publiques de Paris ou des Lacs de l’Essonne, dont les performances dont nettement meilleures que celles de la CILE. Réponse : « La comparaison entre la situation française et la situation belge est peu évidente (par exemple : il y a seulement 90.000 compteurs sur Paris intra muros pour plus de 2 millions d’habitants). Cela dit, une Convention avec les eaux de Paris sera votée au prochain conseil d’administration de la CILE. Paris fait appel au savoir-faire de la CILE. »

13h45 : Gil Simon et Pol Heyse, TECTEO

AGE : Intégration d’Intermosane secteur 1 dans TECTEO (transfert de parts BL).

5 secteurs (avec comptabilité distincte, volonté de cloisonnement) :

RESA (distribution, grand transport pour le compte d’Elia, commercialisation pour les clients captifs),

VOO (ex teledis) : activité historique sur la province de Liège + Mons (ex IDEA), participation dans BeTV, etc

Tecteo Invest

ex-SOCOLIE

RESA-Gaz. ex-ALG

Ici, je me suis permis d’être légèrement mordant.

Quel est l’état du dialogue social ? « Accords réguliers dans le CPN. Tout va bien. Les déclarations des délégués syndicaux dans la presse ne correspondent pas à ce qu’ils signent en réunion ». J’insiste. J’obtiens des explications sur les licenciements de 2009, « qui étaient obligatoires vu les contraintes de la CREG et ont dégradé l’ambiance, mais depuis ça va mieux ».

J’exprime mes inquiétudes sur l’explosion de l’écart salarial au sein de TECTEO. Je demande communication de la grille salariale du groupe. Réponse : « Nous travaillons dans un secteur soumis à la concurrence. Nous ne communiquons pas ce type d’informations, qui intéresseraient tous nos concurrents ».

Quelle justification donnez-vous à l’externalisation de la direction dans des filiales de droit privé, alors qu’il s’agit manifestement d’un contournement de l’esprit de la loi, qui interdit un cumul que votre manœuvre rend possible ? Gil Simon : « Je ne suis pas habilité à parler des orientations stratégiques ». J’insiste. Réponse de Heyse : « L’art. 16 du décret wallon gaz interdit de confier d’autres activités que la gestion des fluides à des filiales. RESA services SA gère l’exploitation des deux GRD. TECTEO services groupe gère l’exploitation du reste. »

Comment expliquez-vous le financement de VOO par les autres secteurs de l’intercommunale ? Gil Simon : « Effectivement, VOO présente des pertes depuis un certain nombre d’années. Prévues dans un plan pluriannuel, qui est respecté. L’Ebitda est très très bon. Il faut regarder les comptes de l’intercommunale. » Heyse : « Pas de transfert du secteur 5 (ex ALG) vers les autres. Au contraire : un prêt de 133 millions d’euros au secteur 5 (qui rembourse). »

Faut-il dire que je ne suis pas du tout convaincu et que c’est la seule intercommunale sur laquelle le vote négatif de VEGA est d’ores et déjà une certitude.

14h15 : Stéphane Moreau (qui n’est pas venu pour Tecteo !) et Yolande Lambrix, IGIL

Jusqu’en 1998, le Palais des Congrès était géré par une asbl (et avant par une Régie communale). Concurrence diverse (aéroport, amphis de l’Europe, bientôt MNEMA, hôtels,…). L’IGIL s’implique dans la promotion du tourisme d’affaires via l’asbl Liège Congrès, « non pris en charge par les pouvoirs publics ». La Province reprend en partie ce job. Concurrence très intense avec les « somptueux » palais des congrès français, construits par les communautés urbaines.

Action judiciaire menée – avec le soutien extrêmement timide de la Ville – contre la société Allianz sur l’hôtel situé à côté du Palais des Congrès. Gain d’une quinzaine de millions d’euros.

Locaux de la RTBF. Etude lancée pour la rénovation. Installation de la coordination des pouvoirs locaux + Liège métropole (outils de supracommunalité).

Incertitude Halle des Foires. Coronmeuse ou pas Coronmeuse ? Hors de question de donner le site de la FIL, si le promoteur ne prend pas en charge la construction d’un nouveau bâtiment.

Question de Sébastien Bovy (MR) : Combien d’événements par an liée aux étudiants ? Concurrence pour une salle étudiante ? Réponse : « Il n’est pas pertinent de faire une salle propre pour les étudiants. Si on multiplie les infrastructures, aucune ne fonctionnera correctement. »

J’ai posé une question sur la difficulté d’implanter la FIL sur la plaine de Bressoux si on ne réalise pas d’urgence un Master plan, capable d’articuler les différentes fonctions ensemble, et notamment de connecter la gare, le tram, le parking avec la FIL ? Réponse : « Je suis bien d’accord avec vous, mais on n’a pas été convié autour de la table. Et l’IGIL n’a aucune compétence sur ces matières ».

14h45 : François Lejeune, SPI

Coût de revient supérieur pour les zones urbaines. Doivent s’équilibrer par d’autres projets. Dettes de la Région (+ de 2 millions), de la Spaque,… Charges d’intérêt importantes. Concurrence : Sowaer (Bierset), reconversion de Seraing,… Bcp de projets en cours, notamment : extension du Liège science park, Vottem, Pieper, Val Benoit,…

J’ai posé une assez longue question sur la prise en compte de l’enjeu de l’étalement urbain par la SPI, avec trois sous-questions : 1) évolution des typologies urbanistiques, 2) activité localisées dans les parcs qui n’ont rien à y faire, y compris au niveau public (i.e. Call center de Tecteo aux Hauts-Sarts). 3) Extension des Hauts-Sarts vs terre agricole. Mme Lejeune a répondu en substance qu’elle était d’accord avec moi, mais qu’elle manquait de moyens.

J’ai aussi reposé ma question sur la plaine de Bressoux (cf. point précédent). Mais les intercommunales ne sont manifestement pas en première ligne. Mme Lejeune a cependant fait état d’un plan d’aménagement de la zone (réalisé par qui ?), dont j’ignorais l’existence.

15h15 : Marie-Christine Nossent, Intradel

Présentation des grands chiffres du rapport. Ça a été très vite et je pense avoir loupé quelques infos importantes (à vérifier dans le rapport). Problème de débouchés pour les déchets inertes. Insertion professionnelle pour le personnel des parcs à conteneurs. Ressourcerie du pays de Liège : 2298 machines en 2012 ; 73% de recyclage ; 20% sont valorisés.

Objectif de généraliser la collecte par doubles conteneurs – déchets verts et déchets ménagers résiduels (DMR) –, pour isoler les organiques (économie substantielle).

Le conteneur à puce beaucoup plus confortable pour le personnel que les sacs (sac = 10 à 15 tonnes à manipuler par jour, impact très lourd sur la santé).

J’ai posé les questions suivantes :

Quid de la prévention au niveau des industriels ? (p. 14) « Pas du tout notre mission ».

La réouverture du recyparc aux Bayards est-elle envisageable ? « Non, mais projet alternatif est en route sur le site du marché couvert à Jupille (mais montant demandé trop important). Devrait être ouvert en 2015. Autre projet à Chimeuse (mais pas avant 2017). »

Quel est le bilan conteneurs à puce en zone urbaine ? Comment ça se passe pour les gens qui vivent en appartements ou dans des maisons mitoyennes très étroites ? « On prévoit des conteneurs collectifs (120 implantés sur Herstal, Amay, Seraing, St Nicolas,…) pouvant desservir une centaine de ménages. On peut aussi faire des exceptions là où c’est trop compliqué. »

Biométhanisation (p. 27), le dossier semble peu avancer alors qu’on en parle depuis plusieurs années ? « Les offres sont à l’analyse. »

Quelles sont les possibilités d’extension d’un réseau de chaleur ? De quelles capacités disposez-vous ? « Il faut des infrastructures qui puissent absorber la chaleur aussi pendant l’été. Je ne suis pas en mesure d’évaluer la capacité que nous pourrions dégager. À ce stade, on est juste sur un projet pilote avec le piscine de Herstal et quelques autres infrastructures publiques dans les environs. L’extension vers Coronmeuse était envisagée dans le cadre de 2017. Extension vers Citadelle et Val Benoit à l’étude ».

Statistiques sur les accidents de travail ? « Pas de problème à signaler. Meilleurs résultats cette année ».

Quid de cette tenace légende urbaine sur les sacs jaunes et bleus collectés ensemble ? « Nous faisons face au problème des sorties tardives (sortie des sacs bleus après le passage du camion qui les ramasse et avant celui des sacs jaunes). Le choix de la Ville est celui du principe du camion balai (le dernier camion ramasse tout) qui s’est imposé pour des raisons pratiques et a un coût marginal sur l’efficacité du tri. » Y a-t-il des ramassages communs le lendemain des jours de grève ou des jours fériés ? « Non. »

15h45 : Tony Jolet, Abattoirs

Intercommunale avec Crisnée (symbolique). La Ville de Liège est ultra-dominante au capital. 21 salariés. La plus petite intercommunale. Seulement trois années de perte depuis 1987. Concurrence des bovins étrangers, moins cher que les belges. Gros capital par rapport au chiffre d’affaires. Enorme consommation d’eau (plus de 100.000 m3 d’eau par an).

Situation assez difficile. 5 ou 6 abattoirs ont fermé (Wandre, Fléron,…). Il sera nécessaire de regrouper les trois abattoirs restant dans la province (Aubel, Saint-Vith et Liège) sur un même site pour affronter l’avenir.

J’ai posé trois questions :

Quel est le client unique dont dépend l’avenir des Abattoirs ? « Firme Derwa. Procès en cours avec l’Etat belge. Montant du litige : 15 millions. »

Pourquoi le porc a-t-il pris autant d’importance dans votre chiffre d’affaires par rapport à toutes les autres viandes ? « Effet de la crise économique. »

Selon vos comptes, la société Crema dignity ne paie pas de loyer en 2012, pourquoi ? « On vient de s’en rendre compte. Payement vient d’être effectué pour 2012 et 2013. »

Quelques autres questions que je n’ai pas notées.

Première conclusion

Une demi-heure par intercommunale ne permet que d’effleurer le sujet. D’autant que certains exposés ont tiré en longueur.

Le choix de la date (le w-e précédant les trois conseils spéciaux sur le budget) est tout à fait inadéquat de la part du Collège. Les intercommunales méritent une séance du Conseil communal qui leur soit dédiée et/ou une commission permanente pour en assurer le suivi, qui pourrait prendre le temps d’entrer beaucoup plus en profondeur dans les dossiers (comme proposé au cours de la précédente législature par l’opposition MR/Ecolo, proposition qui pourrait être remise à l’ordre du jour).

De manière générale, la dimension sociale est assez peu abordée dans les présentations. Et lorsqu’on pose des questions sur le sujet, les réponses ne sont pas toujours claires et précises.

Le contraste dans l’attitude des DG est assez frappant, même s’il ne s’agit bien sûr ici que de mon impression très subjective. Certains (la majorité, je pense) expriment clairement leur conscience d’être d’abord et avant tout au service de la population et des communes. D’autres se présentent comme des entrepreneurs agissant sur un marché concurrentiel.

Pour la suite, il sera nécessaire d’établir une grille de questions précises que nous pourrions utiliser dans l’analyse des données que nous aurons encore à traiter (la demande adressée aux membres de VEGA pour la lecture des rapports était trop floue) mais peut-être aussi adresser à chaque intercommunale, via le secrétariat communal (est-ce possible ?), ou via une commission du Conseil.

L’importance de rencontrer les délégations syndicales, au moins là où il a bcp de personnel (CHR, ISOSL, TECTEO,…) me semble évidente pour pouvoir comprendre certains enjeux.

 

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